Une bonne organisation commence bien avant l’événement. Elle repose sur une coordination claire et avance de manière structurée.
I. L’organisation en amont
La Communication
Dès les premières étapes, Léa, bénévole au Fepeb, a défini la charte graphique de l’événement. Elle a choisi les couleurs, a fixé les typographies et a posé la base des visuels. Ensuite, elle a décliné cette identité sur l’ensemble des formats : des visuels pour les réseaux sociaux, des affiches, des flyers, ainsi que des supports numériques et papier. Bien sûr, chaque support s’inscrit dans la même ligne graphique. Grâce à cette cohérence, l’événement devient unique avec une image reconnaissable.
Par la suite, elle s’est chargée de la communication digitale. Elle a créé des posts et a gère les réseaux sociaux. Ensuite, le Fepeb a rediffusé les contenus. Ainsi, la visibilité de l’événement a augmenté, touchant un public plus large que les éditions précédentes.
Qui dit communication digitale dit aussi communication presse et papier. Léa a alors contacté les médias et a préparé le dossier de presse. Il a été envoyé, notamment : au journal La Dépêche et au Clutch magazine. De plus, Léa a donné de son temps pour faire une apparition sur la radio ICI Occitanie. Après avoir conçu et fait imprimer les flyers et les affiches, Léa et ses bénévoles (Pauline V. , Solenn G. , Myriam L. , Sabine, Claudine A. et Chloé F.) ont assuré leur diffusion avec l’aide de la commission distribution du Fepeb.
La diffusion de l’événement s’est appuyée sur plusieurs plateformes spécialisées. Comme vide-greniers.org, afin de toucher des publics ciblés et déjà engagés.
Par ailleurs, des partenariats ont été mis en place, notamment avec Toulouse Espace Couture et ADY Boutique, qui ont relayé les flyers et ont participé activement à la promotion de l’événement. Ces partenaires ont également fait gagner des places depuis les réseaux sociaux, pour le salon Tendances Créatives (MEET), un rendez-vous majeur dans l’univers des loisirs créatifs
L’administratif et la gestion
Le Fepeb est responsable de la sécurité et de la légalité de l’événement. Il a géré les déclarations officielles (police administrative, déclaration au service événementiel de la Mairie de Toulouse, notice de sécurité). Le cadre réglementaire a donc été respecté et l’événement s’est déroulé en toute sécurité.
Léa, quant à elle, a assuré la curation des ateliers créatifs. En étudiant toutes les propositions d’ateliers, elle a veillé à la diversité des pratiques et à la cohérence avec l’univers de l’événement. Les ateliers avaient pour but de s’adresser à des publics variés. Et surtout, de mettre en valeur le travail des intervenant.es.
Elle a également pris en main la gestion humaine et les échanges par mail. Les exposant·es ont été intégré·es à la liste de diffusion afin que les informations circulent plus facilement.
Chaque mail est important que ce soit : les réponses aux questions des exposant.es ou l’accompagnement de chaque participant.e. Elle a informé sur les étapes clés et a anticipé les besoins.
La coordination
En amont, le Fepeb a formé les équipes bénévoles dont Léa & Sonia avaient besoin. Les bénévoles étaient des adhérent-es du Fepeb. Léa & Sonia ont organisé et bien réparti les missions de chacun·e. Grâce à cette organisation, les équipes sont restées opérationnelles et efficaces.
Sonia a aussi géré le stock de la buvette. Il a fallu anticiper les besoins afin que le service reste fluide tout au long de l’événement.
Enfin, Léa a coordonné l’organisation générale. Elle a établi le plan des salles, a géré la billetterie via HelloAsso, sans oublier la signalétique nécessaire à l’événement. De ce fait, l’accueil du public a été fluide et les déplacements ont gagné en clarté.
En conclusion, grâce à cette organisation mise en place bien en amont et menée de façon progressive, l’événement a été structuré, agréable et pleinement au service du public.
La veille : Montage Samedi 17
La réalisation de la journée du dimanche reposait sur deux grands moments de bénévolat : la mise en place du samedi soir puis la gestion le jour-J.
Pour le montage le samedi 17 Janvier, l’organisatrice, Sonia, a accueilli les bénévoles en qualité de cheffe d’équipe. Ses missions ont, donc, été de pointer les bénévoles et de répartir les tâches : installation des tables, décloisonnement, installation des chaises. Léa et Soazic ont veillé à faire les bons espacements entre les tables et à leur numérotation. De plus, elles ont fait l’installation de la signalétique et ont accueilli Les Trouvailles de Zaze afin qu’ils puissent installer leur espace d’expo-atelier.
II. Le jour-J
Léa et Sonia ont veillé à ce que les exposant-es, cheffes d’atelier, bénévoles et visiteur-es puissent profiter comme il se devait de ce moment convivial et chaleureux.
Les exposant.es ont pu bénéficier d’un tarif réduit pour leur stand en faisant don d’une pâtisserie, que la buvette a vendue au profit du Fepeb. Un système malin et bien rodé mis en place par Jacky Gotthilf, fondateur des Puces couturières et ancien président du Fepeb. Les bénévoles qui ont tenu la buvette ont été comblés de gâteaux, tartes, cakes salés, cookies, avec ou sans gluten, vegan… Bref, il y en avait pour tous les goûts !
Dimanche 18
Puis le jour – J, Léa, Sonia et les bénévoles ont accueilli les participant-es qui devaient encore s’installer. Elles ont aussi réparti les rôles de chaque bénévole, mis en place la buvette et tenu la caisse.
Les visiteurs ont pu entrer dès 9h00.
Soazic, alternante, et Shanie, en service civique au Fepeb, ont assuré l’accueil toute la journée et le comptage du public. La jauge maximum avait été fixée à 200 personnes à l’intérieur afin d’éviter l’engorgement des circulations. En effet, la file d’attente ne faisait que grandir malgré la pluie, cette édition fut un grand succès !
Soazic et Shanie ont pu prendre quelques photos de cette journée haute en couleur. Vous pouvez retrouver ces photos sur les pages Instagram @lespucesdescouturieres et @fepeb_tlse.
Olivia et Sophie bénévoles du Fepeb qui pratiquent l’activité d’étirement et renforcement musculaire de l’association A Corps ont mis en place la buvette et se sont tenues prêtes à servir les thés, cafés et parts de gâteau maison le matin puis, leurs camarades Sylvie et Bruno, de la même activité, ont pris le relais l’après-midi jusqu’au rangement. Une équipe buvette super efficace et souriante ! Un grand merci à ces quatre adhérent-es du Fepeb !
Cette journée était l’occasion rêvée pour les passionné-es de couture de chiner des matériaux, d’échanger des astuces et de découvrir les savoir-faire locaux. Que vous soyez à la recherche de tissus, de fils ou d’accessoires de couture rares, vous trouverez sans doute votre bonheur !
Vers 16h, le démontage a commencé une fois que les stands ont été vidés. Sonia et son équipe composée d’Emilie de la Bulle carrée, de Frédéric et Pierre-Hugues du Tai chi chuan, aidée de Fanny, Shanie et Léa ont rangé les tables et les chaises à leurs places, passé balais et aspirateur, remis en place le dojo puis se sont dit au revoir.
Toulouse Espace Couture est venue récupérer les dons des exposantes à 15h30. Une action supplémentaire a été mise en place pour réduire un maximum les déchets et les stocks dormants. Cela permettre de faire vivre un projet social et solidaire .
Ateliers
Ensuite tout au long de la journée, trois associations ont proposé neuf ateliers. Il était accessibles sur inscription directement auprès de l’association animant l’atelier choisi.
- Les Trouvailles de Zaze pour apprendre à broder comme les fées,
- La Maille Rose pour des ateliers tous niveaux de tricot et,
- L’Atelier Maison pour des ateliers de teinture naturelle mêlant savoir-faire artisanal et poésie des couleurs.
Enfin, de partage et de découvertes, cette journée a su éveiller de nombreux sourires satisfaits. Merci à toutes et à tous pour votre venue.
III. Zoom sur l’origine des Puces
Neva et Jacky Gotthilf, originaires de Bretagne, ont remarqué que le concept de “puces des couturières” existait dans leur région et en Pays de Loire. À l’origine, ces puces ont vu le jour pour satisfaire les affaires des coutières autour du monde des costumes traditionnels.
A Toulouse, quelques enseignes de création textile ont essayé de proposer des puces ou vide-greniers spécialisés dans la couture. Le concept a beaucoup plu mais faute de moyens pour l’organisation et la communication, ces initiatives ont échoué.
Alors, en tant qu’artistes et habitant-es du quartier de Fontaine Lestang, Neva et Jacky Gotthilf ont eu l’audace de proposer d’organiser des puces au Foyer d’éducation populaire Etienne Billière.
Celles et ceux qui sont déjà venu-es au Foyer d’éducation populaire Etienne Billières savent que ce lieu a tout à offrir à un événement comme les Puces des Couturières.
En effet cette structure possède pas moins de 280 m2 à l’intérieur pour y accueillir une cinquantaine d’exposant-es., une bonne notoriété locale, un parking et une proximité avec la ligne du métro (arrêt Fontaine-Lestang à quelques pas du Fepeb). Bref, toutes les conditions étaient réunies pour faire de ces puces une réussite.
Un dimanche en 2014, la première édition des Puces des couturières voit donc le jour. Elle accueille près de mille passionné-es de couture, broderie, loisirs créatifs dans un moment de partage convivial accessible à tout-es. Cette première manifestation aura fait se déplacer plus de mille personnes.
Ce jour-là, Karim Bensemmane, président du Foyer, se déclare satisfait : “ Une journée comme celle-ci permet aussi de mettre en avant le recyclage de matériaux, c’est bon pour le cœur et la planète” assura-t-il. On vous l’avait dit : toutes les bonnes raisons sont réunies !
(Extrait tiré de l’article écrit par Ottavia Marangoni publié le 22/01/2014.“ Fontaine Lestang, Les Puces couturières ont piqués l’intérêt du public ”) (Cf article en question photo dans mail jacky)
A partir de là, chaque année se tiennent les Puces des couturières et des créateurs au Fepeb. (Cf Photo de la première affiche des puces 2015)
IV. Passation de l’origine des Puces à la nouvelle génération
Après des années d’organisation des Puces des Couturières et des Créateurs, un rendez-vous incontournable à Toulouse, Neva et Jacky Gotthilf ont transmis leur bébé à Léa Sionneau. Designer textile, elle a monté sa propre entreprise. Elle propose des accessoires en tissus revalorisés, du consulting en upcycling, de la création de contenu et de la médiation autour du recyclage, à travers des ateliers et des contenus diffusés sur les réseaux sociaux et est professeure à l’école MJM. Elle a participé deux fois en tant qu’exposante avant de devenir organisatrice.
“Pour moi, le fait de reprendre et faire évoluer cet événement s’inscrit pleinement dans la continuité de mon travail : c’est un levier de médiation autour des enjeux de surconsommation textile, et une manière de montrer que consommer de seconde main et faire soi-même, c’est à la fois engagé, accessible et enthousiasmant.” nous explique Léa Sionneau.
En effet, selon un rapport de EMF, chaque seconde dans le monde, un camion plein de vêtements peu ou pas portés est enfoui ou brûlé. Cette perte représente environ 500 milliards de dollars et 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre selon l’Institut Rousseau.
Avec l’envie de donner un coup de frais à l’événement, Léa a travaillé dur sur plusieurs points : nouvelle identité graphique, présence renforcée sur Instagram et Facebook, flyers, dossier de presse et surtout plus d’ateliers pour donner envie de rester et de profiter. De plus, elle a fait le choix de renommer l’événement en Les Puces des Couturières pour le rendre plus accessible et lisible.
De plus, son idée est de garder l’esprit convivial des Puces tout en les ouvrant à un public plus jeune et curieux, de parler seconde main, fait-main et consommation responsable sans être moralisateur.
Fidèle à ses valeurs, Léa tient aussi à faire des Puces un projet engagé en lien avec Toulouse Espace Couture dont elle fait partie. C’est une association située à Bellefontaine, quartier prioritaire. Elle porte de très belles valeurs telles que la valorisation des stocks dormants et le recyclage des dons des exposants.
“Enfin, ce qui m’importe , c’est que ce projet reste social et solidaire, au profit du Fepeb, qui est un lieu de rencontre et d’échange essentiel pour notre quartier. M’investir pour mes concitoyens et pour le tissu local fait pleinement écho à mes valeurs.”
Pour finir, cela ne va sans dire que sans les bénévoles, rien de tout cela ne serait possible. Alors un grand merci à toutes celles et ceux qui ont œuvré pour que cette sublime journée existe.
Bravo et MERCI !
On vous retrouve l’année prochaine en janvier pour la 13ème édition des Puces des Couturières.
Shanie Caumes, volontaire en service civique
Soazic Mouillé, alternante en événementiel & communication
Heures de bénévolat
Un total de 235 heures bénévoles
Galerie






