Du vendredi 26 au dimanche 28 juin, le Florilège (festival artistique du Foyer d’éducation populaire Etienne Billières) a animé la vie du quartier Fontaine-Lestang. Cette nouvelle édition a réuni une vingtaine de spectacles : théâtre, danse, musique, arts martiaux. Il s’est clôturé le dimanche en fin d’après-midi par une scène ouverte ; une nouveauté qui a permis de mettre en lumière les talents du quartier. Adhérent-es, artistes amateurs et simples curieux-ses se sont retrouvé-es dans une ambiance festive et bienveillante.
La préparation
Un événement comme celui-ci ne s’improvise pas. La préparation du Florilège démarre en réalité près d’un an à l’avance ! Une fois la date fixée, il faut d’abord effectuer les démarches administratives auprès de la Mairie de Toulouse : déclaration, notice de sécurité. Il faut ensuite demander le matériel technique nécessaire à la Mairie, aux associations partenaires, puis monter un dossier de subvention pour espérer avoir un peu d’aide. Ce travail en coulisse reste long et minutieux, mais il pose les fondations sur lesquelles tout le reste peut ensuite se construire.
Un montage dès le jeudi
Le montage a débuté dès le jeudi à 8h. Les bénévoles ont d’abord récupéré le matériel électrique et les oriflammes au magasin de la Mairie de Toulouse. Ils ont ensuite récupéré et chargé un camion de location à Purpan pour transporter les plateaux de scène. Ces derniers prêtés gracieusement par le comité des Sports de Pouvourville et la MJC Roguet (que l’on remercie chaleureusement !). Sur place, l’équipe a démonté le dojo, installé la scène du petit théâtre et mis en place la régie lumière et la régie son. En fin de journée, place à l’accrochage de l’exposition d’aquarelle. Fin de la journée de montage à 21h !
Ce travail a mobilisé une équipe de bénévoles particulièrement investie et musclée. Le Florilège a aussi pu compter sur le soutien logistique de plusieurs autres partenaires comme Instant Science ou le théâtre du Pavé pour le prêt de câbles, Graine d’Ortie pour la régie lumières, Tjamide big band pour la régie son. Sans ces prêts et cette entraide, impossible de monter une scène de cette envergure en si peu de temps.
Vendredi : ouverture du festival
Le festival a démarré dès le vendredi soir avec « Un silence qui résonne ». Jeanne Sicre, metteuse en scène et cheffe de chœur, y présentait son premier seule en scène, au terme de sa résidence d’artiste au Fepeb. Cette pièce de théâtre musicale a posé un très beau ton d’ouverture pour le week-end.
Samedi : une journée au petit théâtre
Le samedi, la programmation s’est enchaînée du début d’après-midi jusqu’à la nuit tombée. In Nomine a ouvert le bal avec un concert de chants baroques accompagnés au piano et au théorbe. Les jeunes et moins jeunes pianistes de Raphaël Lacoste ont ensuite partagé leurs morceaux favoris. La Bulle carrée a fait rire la salle avec ses improvisations. Puis la chorale L’Air populaire ne propose un répertoire pop chaleureux et participatif. En soirée, les compagnies Le Manteau du Machiniste, La Furtive et Blossom ont pris le relais. Chacune a apporté son univers théâtral, entre humour, engagement et poésie. Eliane, une adhérente du Fepeb a aussi pris la parole en faisant une lecture personnelle, un moment touchant parmi ces festivités. Cette journée dense a montré toute la diversité des pratiques amateurs portées par le Fepeb et ses adhérent-es en matière de théâtre et de musique.
Dimanche : une journée sur la grande scène extérieur (ou presque)
Le dimanche, une autre petite nouveauté : l’installation d’une scène extérieure de 8 mètres sur 10 dans le parc Vestrepain. Le programme a défilé devant un public nombreux : danse contemporaine, floorwork, salsa suelta et danses africaines, danse country, démonstrations de kung fu et de capoeira, puis danse afro urbaine accompagnée d’une démonstration de street art dans les arbres du parc.
Malheureusement, un orage s’est invité en cours d’après-midi. L’équipe technique et les bénévoles ont toutefois vite réagi : ils ont replié le matériel et les artistes vers la scène intérieure du petit théâtre le temps de l’averse. La journée n’en a pas souffert. La fête a repris son cours normal juste après, et le public, resté fidèle malgré la pluie, en est ressorti enchanté.
Dès 17h, la scène ouverte a pris le relais pour trois heures. De musique live, mêlant musiciens du quartier et danseurs en improvisation se sont enchainés.
Lundi : place au démontage
Le lundi a été consacré au démontage, une journée presque aussi conséquente que celle du montage. Rebelote : les bénévoles sont allés louer le camion à Purpan pour rapporter les plateaux à Pouvourville et à la MJC Roguet. Ensuite place au grand rangement : câbles, sono, pieds de projecteur, fourniture et denrées alimentaires du local des bénévoles. Enfin, le retour du matériel prêté a pris beaucoup de temps : qui va à la zone Thibault ? Qui embarque dans le camion pour rendre les plateaux à Pouvourville ? Qui va rendre les câbles à Instant Science ? Cette dernière journée s’est révélée moins visible que le reste du festival, mais tout aussi nécessaire pour clore l’édition dans de bonnes conditions.
Merci !
Ce Florilège 2026 restera comme une édition à part : une grosse organisation et de grandes intempéries. (alerte canicule pour le samedi, alerte orage pour le dimanche). La programmation a été riche et variée. La météo n’a pas eu raison de la bonne humeur générale.
Le Fepeb doit ce succès avant tout aux associations et compagnies, qui ont animé la scène avec énergie et générosité. Il le doit aussi aux partenaires, qui ont mis la main à la pâte côté matériel et logistique. Il le doit enfin à l’ensemble des bénévoles régie son et lumière, buvette, accueil, sécurité, montage et démontage dont l’engagement, du jeudi au lundi, a permis à ce beau week-end de prendre vie.
Un immense merci à toutes et à tous. Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition du Florilège !
Heures de bénévolat
Un total de 449 heures bénévoles
(sans compter les répétitions et les spectacles)
Galerie







